Wille Loo, Triathlète, Singapour

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Date de naissance

26 Janvier, 1983

Signe zodiacal

Verseau

Signe Chinois

Chien

 

Taille

169cm

Poids

58kg

Débuté le triathlon en

2005

Distance préférée

70.3

Discipline où tu es le moins bon

Vélo

Une histoire pour montrer à quel point t’es mauvais 😉

Dans ma dernière course, j’ai passé toute la section vélo sur le petit plateau parce que j’avais même plus la force de rouler avec une vitesse supérieure!

Discipline où tu es le meilleur

Natation

Une histoire pour montrer à quel point tu es bon

Dans toutes mes courses, je suis généralement parmis les premiers à sortir de l’eau.

Record sur 70.3

4h 24min

Record sur Distance Olympique

2h 5min

Une histoire cool ?

Quand j’étais au lycée, j’ai gagné un concours de limbo !

 

Gregory Berge : Salut Wille ! C’est génial de faire cet interview aver toi. Il y a une semaine, je t’ai vu en couverture de  » Swim, Bike, Run  » (un nouveau magazine Singapouréen sur le triathlon) avec comme titre  » Singapore Tri-icon  » (icône du triathlon). Est-ce que t’es célèbre ou quoi ? 😉

Wille Loo : Salut Greg et merci d’avoir organisé ça. Non, je suis carrément loin d’être célèbre ! Mais c’est sympa de voir des clients me dire qu’ils m’ont vu en couverture de SBR Singapour.

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GB : Avant de faire du triathlon, ton premier sport, c’était la natation. À cette époque, est-ce que c’était juste pour le fun où t’aimais déjà la compétition ?  Et ensuite, qu’est-ce qui t’as donné envie de passer au tri ? 

WL : J’ai fait des compétitions en natation jusqu’à 12 ans. Je m’entraînais tous les jours donc non, c’était pas juste un loisir. Puis au lycée, je cherchais un peu plus de variété mais en même temps, je voulais pas abandoner la natation. Alors j’ai rejoint l’équipe de water-polo et c’était super. J’en ai fait jusqu’à l’armée (à 21 ans). Durant mon service, j’ai retrouvé un super ami qui faisais de la natation avec moi. Il m’a dit que maintenant il faisait du triathlon. Il m’a raconté les courses qu’il avait fait à l’étranger alors ça m’a intrigué. J’avais besoin de quelque chose après le water-polo et le triathlon, ça avait l’air vraiment bon. Alors j’ai acheté un vélo et voilà !

GB : Ton premier triathlon remonte à 2004. Est-ce que tu peux raconter ? C’était quelle course ? Ça s’est passé comment ?

WL : Ma première course, c’était un  » sprint  » (750m natation, 20km vélo, 5k course) organisé par l’Université Nationale de Singapour. C’était à Sentosa. C’était vraiment chouette. Je me rappelle être sorti de l’eau parmi les premiers. Je venais juste de commencer à faire du vélo à cette époque donc j’avais dû bosser dur durant cette partie. Puis après T2 (la 2ème transition), j’étais à sec puis en plus je me suis choppé un super point de côté. Alors j’ai marché et couru tranquillement jusqu’à la fin. Du vrai travail mais un vrai bon moment.

GB : Je suis sûr que le monde du triathlon devait être différent à l’époque. Tu peux comparer les années 2000 avec 2013 ? 

WL : Les équipements étaient beaucoup moins classiques ! Souvent, les gars portaient un ensemble 2 pièces qui était fait d’une sorte de haut moulant qui couvre juste la poitrine, puis un maillot de bain ou un cycliste. Les vélos étaient plus simples aussi. Les athlètes se pointaient et s’habillaient comme ils voulaient mais maintenant tout est devenu un peu plus technique. Il y a plus de monde aujourd’hui aussi, mais les premières courses que j’ai faite étaient géniales. À Singapour, les premiers adeptes étaient plus passionés par le sport en général.

GB : Quel est ton meilleur souvenir de course ? Un moment où tout était parfait…

WL : Probablement l’Ironman 70.3 Singapour en 2011. C’était une de ces courses où tous s’est passé comme dans un rêve. En tête après la natation, j’ai fait une bonne section vélo et me suis échappé avec 2 autres 10km avant T2, puis j’ai couru un super semi-marathon. J’ai pas pu aborder la section course à pied aussi vite que je le voulais mais je me suis sentis super bien. Je me suis même pas servis de mes gels. C’est là que j’ai fait mon meilleur temps sur 70.3 (70.3 = 1.9km natation + 90km vélo + 21.1km course = 113km = 70.3 miles ).

GB : Et ton pire souvenir ? Un où t’as cru que c’était la fin… 

WL : Ironman 70.3 aux Philippines en 2010, je crois. Je m’étais vraiment bien entraîné mais j’ai attrapé un mauvais virus 2 semaines avant la course. J’étais sous antibiotiques et j’avais encore mal à la gorge et de la fièvre en partant pour là-bas. J’ai survécu durant la nage et la course à pied mais ensuite j’ai explosé. Ma fréquence cardiaque s’est mise à grimper alors que j’étais déjà en train de marcher. J’ai marché pendant plus de la moitié du semi. Le lendemain, j’ai passé la journée au lit. J’avais perdu 4kgs rien que pendant la course.

GB : Aujourd’hui, qu’est-ce que tu aimes le plus dans ce sport ?

WL : Le fait que même si tu mets de côté toutes les avancées technologiques, cela reste un sport qui montre qui est le plus fort. Chaque course est différente et il existe toujours une façon d’être plus rapide, plus fort. C’est pas juste une course contre les autres, mais contre toi-même.

GB : Qu’est-ce qui t’inspire à faire ça ? Est-ce que t’as un film préféré ? Quand tu cours, qu’est-ce qu’il y a sur ta liste de lecture  » IronMan  » ? 

WL : Je suis un grand fan de Macca (Chris Mccormack). Ça fait un moment qu’il fait du tri mais c’est un super compétiteur et il  peux gagner sur n’importe quelle distance. Mon film préféré c’est soit Zoolander ou Dodge Ball – pas vraiment motivant juste avant un triathlon ! J’écoute de la musique à vélo mais pas en courant. Du hip-hop ou du rock, n’importe quoi avec un bon rythme. Ma chanson du moment, c’est “ Love me again ” de John Newman.

GB : T’as fait tes études en Australie et t’as voyagé à droite, à gauche. Est-ce que tu peux raconter aux lecteurs qui connaissent pas vraiment Singapour, comment c’est de vivre ici ? 

WL : Singapour est un petit pays avec des gens et des voitures. On a 1 million de voitures pour une population de 6 millions. Quant à la météo, il y a 2 options : Pluvieux et humide ou Pas Pluvieux et humide. Le sport, malheureusement, n’occupe pas une grande place dans la vie des Singapouréens. Le triathlon, qui est un sport assez spécifique, n’attire pas beaucoup l’attention du publique. La vie à Singapour peut être assez chargé. Entre l’école et le travail, généralement, on est toujours à fond ! 

GB : Tu es maintenant le Manager de “ The Runner’s Gait ” (la démarche du coureur), un magasin à Singapour, ouvert depuis 2011, specialisé dans les chaussures de courses ultra-légères. Comment est-ce que le projet t’es venu ?

WL : En tant qu’athlète, j’ai toujours pensé que c’était difficile de trouver ce que je voulais dans les différents magasins. La course à pied devenait de plus en plus populaire et je me suis dit que ça serait une bonne idée de rentrer dans l’industrie du sport et de rencontrer plus d’athlètes. Mes priorités sont vraiments d’offrir un excellent service et de bons conseils à mes clients. En 2014, on va plus pousser vers le triathlon, ce qui était un grand but pour moi. Donc maintenant, notre mission n’est plus d’être uniquement la meilleure boutique de course à pied, mais la meilleure boutique de triathlon !

GB : D’après moi, il faut avoir quelque chose d’un super-héros pour faire un marathon ou du tri. Alors quand je choisis mes chaussures, je me dis :  » Quelles chaussures est-ce qu’un super-héros porterait ? ” 😉 Quelles sont tes chaussures préférées de tous les temps?

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Les shoes préférées de Wille : les Nike Katana Racer III

WL : Tu dois mettre des chaussures qui te font te sentir rapide. Et quand tu as trouvé les bonnes, alors tu le sais tout de sutie. Mes chaussures préférées sont les Nike Katana Racer 3. Mais malheureusement, ils ont arrêté de les faire !

GB : Je t’ai dit que dans ton magasin tu devrais avoir un côté  » chaussures de courses  » et un autre  » bijouterie « , mais t’as pas aimé l’idée ! 😉 Quelle vision as-tu pour le futur  » Runner’s Gait  » ? À quoi ressemble la boutique de sport de tes rêves ? 

WL : Si par  » bijouterie « , tu veux dire  » vélo de folie « , alors oui, on est sur la même longueur d’ondes ! Je viens de commencer en tant que fournisseur officiel pour les vélos Cervelo. Cette année, on relooke le  » Runner’s Gait  » et on passe à juste  » TRG « . On va continuer à se concentrer sur la course à pied mais maintenant on est capable de répondre aux attentes d’une population multi-sport. La boutique des mes rêves est quelque fois plus grande que celle que t’as visité. Ça sera une super boutique destiné au triathlon. Tout ce dont tu as besoin et plus de choses que tu veux. 

GB : Tu es aussi marié. Comment est-ce que tu as demandé ta femme en mariage ? À la Singapouréene, en lui envoyant un sms ? Ou à la Française avec un genou à terre ? 

WL : À l’ancienne, tu le sais, avec un genou à terre ! J’avais préparé un diner fait-maison et j’ai fait ma demande plus tard dans la soirée.

GB : Donc t’as un triple statut : entrepreneur, époux et triathlète. C’est quoi ton truc pour gérer les trois ? 

WL : Je suis toujours en train de chercher quel est le truc !  » Époux  » c’est la priorité, ensuite le travail puis le sport, pour le moment. Il y a toujours du travail donc maintenant j’apprécie beaucoup plus le temps où je peux m’entraîner. C’est certainement le sommeil que j’ai le plus sacrifier afin d’accomoder le reste !

GB : Au fond de toi, quelle question t’aurais aimé que je te pose ? 

WL : Quel est mon secret pour conserver mon visage de lycéen et mon charme juvénile ?

GB :  Tu peux y répondre ? 

WL : Être heureux et satisfait par ce que la vie t’as offert. Mais aussi toujours avoir des rêves à pourchasser.

GB : Pour finir, un mot sur le futur ; est-ce que tu as des objectifs en compétition pour 2014 ? 

WL : Oui, je veux reprendre la compèt’ cette année. J’ai pas fait grand chose ces 2 dernières années et ça me manque. Je prévois de me concentrer les distances classiques. C’est plus facile à gérer avec mon emploi du temps. Mais je compte bien me faire repérer et tenter de me qualifier pour intégrer l’équipe de triathlon de Singapour pour les Jeux d’Asie du Sud-Est 2015, qui seront organisés ici à Singapour. 

GB : Maintenant ferme les yeux et imagine…C’est le mois d’août 2016. C’est le matin du triathlon des Jeux Olympiques de Rio. Qui va gagner la médaille d’or ? Javier Gomez, un des frères Brownlee ou moi ? 

WL : Là maintenant, je miserais sur Gomez. Mais il se peut que je change d’avis après avoir vu tes résultats à Auckland (Note de GB : la première course de ma saison 2014, en Avril).

GB : Ah je vois, je vois 😉 Un grand merci Wille ! C’était génial d’en savoir plus sur toi, Singapour, le triathlon et bien sûr, l’emplacement de ta boutique !

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Wille est quelqu’un de passioné et spécialisé dans ce qu’il fait ce qui, d’après mon expérience, est la garantie de rencontrer quelqu’un d’aimable et d’intéressant. Dis lui bonjour de ma part quand tu passeras à sa boutique !

Tu peux contacter Wille sur Facebook ou suivre son blog.

Sa boutique est située au 99B Soo Chow Walk, Singapour 575384.

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